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mardi 24 mars 2015

L’inégalité des sexes dans le domaine économique : tout le Monde est concerné.

La parité homme-femme dans le milieu économique est un sujet qui me tient à cœur et j’ai déjà consacré un article au cas du Maroc (Lire l'article). Le mois de mars avec toutes ces journées mondiales en relation avec la femme m’a poussé à me demander si l’inégalité entre les sexes est un phénomène qui est plutôt lié au pays sous développés ou en voie de développement. La réponse est non. Ce problème est présent partout dans le monde et n’est pas la spécificité d’une nation ou d’une région.



Selon la Banque Mondiale, beaucoup de progrès ont été réalisés dans plusieurs domaines : élimination des disparités entre les sexes dans l’accès à l’éducation primaire, amélioration sur le plan de la scolarisation au cycle secondaire et l’achèvement des études, etc. Cependant, il existe encore des domaines où beaucoup d’efforts doivent être déployés. Il s’agit surtout de la participation de la femme dans la vie économique de son pays.
Dans le monde entier, les lois et les coutumes discriminatoires ont et continuent à porter préjudice à la femme et à impacter négativement sa productivité.
La directrice principale du nouveau pôle  genre et égalité des sexes à la Banque Mondiale propose plusieurs mesures pour lutter contre l’inégalité homme-femme dans la vie économique :
Création de plus et d’une meilleure qualité d’emplois et pour les femmes ;
Garantie des droits de la femme à la propriété ;
Résolution des problèmes de violences contre les femmes ;
Garantie de l’accès au financement ;
Mesure et prise en compte du travail non rémunéré associé à la vie domestique.
Dans le secteur privé, les RH des grandes sociétés doivent faire en sorte d’attirer, de recruter, de développer et de retenir les bonnes compétences, des deux sexes. Un capital humain diversifié est un avantage pour l’entreprise. La différence dans la manière de raisonner et de traiter les problèmes que peuvent avoir les collaborateurs masculins et féminins ne peuvent qu’être bénéfiques pour la société.
Une étude de l’APE réalisée auprès de 18.000 cadre du secteur privé montre qu’ayant les mêmes compétences, les femmes gagnent toujours beaucoup moins que leurs collègues masculins. Ces écarts se réduisent chez les nouvelles générations. Malheureusement, il a été constaté que lorsque la conjoncture économique est bonne, les femmes voient le gap s’élargir entre leur salaire et celui de leurs collègues hommes. Ces écarts sont moins importants dans certains secteurs. Plus le secteur est serré en matière de diplôme et de débouchés, moins il y a d’écart.
Le gap entre les salaires est parfois lié aux contraintes de la maternité et au fait que la société assigne aux femmes plus de tâches domestiques et par conséquents, plus de difficultés pour avancer dans leur carrière. Plus grave encore, les femmes sont l’objet de stéréotypes sexistes qui affectent les perceptions qu’un patron peut avoir des candidates qui postulent pour un poste.
Un autre problème qui renforce l’inégalité entre les deux sexes est lié au manque de confiance qu’ont les femmes en elles-mêmes. Très souvent, elles n’osent pas postuler pour des postes de responsabilités. L’éducation joue un rôle important dans ce point. Les femmes ont aussi tendance à chercher la perfection. Si elles ne correspondent pas à 99% à la description du poste proposé, elles ne postuleront pas. De plus, elles sont plus inclinées à voir leurs défauts plutôt que leurs qualités.
Concernant entrepreneuriat au féminin, en Egypte par exemple, seulement 11 des entrepreneurs sont des femmes. Le pays a quand même réalisé un grand progrès dans ce domaine car il y a une décennie, ce taux était inférieur à 3%.
Pour les postes de PDG, une étude a montré que seulement 9% des PDG dans le monde entier sont des femmes. Très faible comme taux.
En France, aucune femme ne dirige actuellement une des quarante entreprises du CAC 40. Pour les PME, seulement 30% des femmes créent ou reprennent des entreprises.
Aux Etats-Unis, une étude menée par le cabinet EY sur un échantillon de 1500 grandes entreprises américaines, a permis de calculer la sous-représentation des femmes dans le poste de responsabilité (indicateur de plafond de verre). Il a été trouvé qu’il y a quatre fois plus d’hommes que de femmes dans les postes de responsabilité.

Egypte, France, Maroc ou encore Etats-Unis, ne sont que des exemples pour dire que l’inégalité des sexes n’est pas spécifique à un pays ou à une région du monde. On a beau être un pays développé, avec une économie fleurissante et des droits pour ses citoyens, l’égalité entre les deux sexes dans la vie économique existe belle et bien. L’ampleur mondiale du phénomène doit inciter à faire plus d’effort pour le résoudre car personne ne peut prétendre être épargnée. 

samedi 21 mars 2015

Pétrole : et la baisse des prix continue

La baisse des prix de pétrole est toujours un sujet d’actualité, ce qui est tout à fait normal vu l’importance de cette matière pour l’économie et la croissance mondiale.
La baisse du prix de pétrole est principalement due à l’augmentation de l’offre provenant des Etats-Unis, une conjoncture économique morose et aux tentatives des grands producteurs de préserver leurs parts de marché.
Cette baisse continue parce que les grands producteurs de pétrole ont suffisamment de réserves pour pouvoir supporter les conséquences de la chute des prix. Ils espèrent resserrer le marché en se débarrassant des producteurs qui ont des coûts de production élevés, ne leur permettant pas de supporter la diminution du prix de baril.
Cependant, les analystes trouvent que cette solution n’est pas efficace. Les Etats-Unis utilisent de nouvelles techniques innovantes pour l’extraction du pétrole de schiste. Les entreprises qui travaillent dans ce domaine sont de petites tailles et par conséquent, elles sont flexibles et capables de s’adapter au changement de leur environnement. Il n’est pas exclu qu’elles arriveront à sortir indemnes de cette guerre de prix.
Malheureusement, le happy end n’est pas prévisible pour tout le monde. Certains producteurs souffrent des conséquences de cette guerre de prix (Nigeria, Russie,…). Leurs recettes budgétaires se trouvent dramatiquement diminuées.
Il est probable que cette baisse de prix va continuer. Les producteurs préfèrent continuer à produire malgré les faibles marges. Cependant, il y a quand même un seuil à ne pas franchir pour garantir un minimum de rentabilité.
Les winners de cette situation sont nombreux. Les pays importateurs peuvent enfin souffler. Leur déficit budgétaires et le déficit de leurs comptes courants vont enfin baisser. Les entreprises peuvent gagner en  compétitivité et même constituer des réserves de l’or noir.

Pour les perdants à cause de cette baisse des prix, il n’y a vraiment pas une grande surprise. Ce sont les producteurs de pétroles qui souffrent de cette guerre de prix. Certaines entreprises ont été obligées de réduire leurs coûts en baissant les salaires. Leurs marges ont été aussi diminuées. Les entreprises qui ont un lourd poids de la dette risquent même la fermeture avec tout ce que cela peut entraîner pour leurs salariés et leurs fournisseurs.  

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jeudi 19 mars 2015

La discrimination sur le lieu de travail : les salaires sont les premiers touchés.

La discrimination sur le lieu de travail est un sujet qui nous préoccupe tous, surtout quand on appartient à cette catégorie qui se voit traitée comme des salariés de « second degré » qui ne profitent jamais comme il faut du succès et de la croissance de l’entreprise.


Une des explications données au gap entre les salaires du top et du bas de l’échelle, est la taille des entreprises qui grandit de plus en plus. Aux Etats-Unis par exemple, des statistiques ont montré que le 1% des salariés les mieux payés sont encore beaucoup mieux payés de nos jours qu’en 1980, alors que ceux appartenant à la classe moyenne ont vu leurs revenus diminués. Ceci n’est pas propre aux Etats-Unis et on peut le retrouver partout dans le monde. Il n’y a pas que la richesse qui n’est pas distribuée de façon équitable, les salaires le sont aussi et personne ne semble alarmé à propos de ce constat.
Certains spécialistes attribuent cette discrimination à la technologie. En effet, pour pouvoir manipuler une technologie de pointe, les entreprises ont besoin de salariés aux compétences très particulières que leur spécificité les rend très chères.
Les spécialistes ajoutent une autre cause, cette fois-ci liée à la taille de l’entreprise. Les grandes entreprises permettent de réaliser des économies d’échelles et d’être plus productives que les entreprises de taille plus modeste. Cette économie de coût et cette plus grande productivité peut permettre à ces firmes de payer des salaires plus élevés à leurs collaborateurs. Cela ne doit pas causer un problème de discrimination des salaires si tous les collaborateurs de la société sont augmentés du même taux. Mais malheureusement, ce n’est presque jamais le cas. Avec l’accroissement de la taille de l’entreprise, le gap grandit entre les mieux payés de la société et ceux appartenant à la classe moyenne ou se trouvant en bas de l’échelle salariale.

Pour essayer de réduire cette inégalité salariale, les experts proposent l’intervention des gouvernements. Ces derniers doivent éviter de recourir à une réforme du marché de travail. Au lieu de cela, ils doivent stimuler la concurrence en agissant sur l’une des cinq forces de Michael Porter : les barrières à l’entrée. Cela permettre la dynamisation de l’investissement par l’entré de nouvelles entreprises sur le marché, souvent de taille moins importantes que celle s’y trouvant déjà et la réalisation d’une distribution de salaires beaucoup plus équitables.  

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mardi 17 mars 2015

Euro et dollar : une parité dans l’horizon et un impact sur beaucoup d’économies émergentes.

Si sa tendance baissière qui a commencé cette année continue, à partir du septembre 2015, l’euro vaudra un dollar au change.
Les spécialistes ont essayé d’envisager les différents scénarios possibles. Certains d’entre eux affirment que cette dépréciation pourra aller au-delà de deux ans. Non seulement il y aura une parité des deux devises mais l’euro vaudra moins que le dollar.



Actuellement, l’euro semble stable par rapport au dollar. Cependant, il est prévu qu’il continue sa chute à cause, entre autre, du plan de rachats d’actifs lancé par le BCE en mars 2015. En effet, la BCE compte faire des rachats mensuels d’actifs, dont la valeur est de 60 milliards d’euros.  Cette injection de liquidité a eu pour effet d’entraîner la dépréciation de l’euro.  
Les spécialistes voient qu’un euro égal au dollar est acceptable. Cependant, cette parité doit être maintenue afin de ne pas affecter les importations des produits énergétiques ou encore des produits de consommations qui risquent de voir leur prix augmentés à des niveaux vertigineux. La dépréciation de l’euro risque aussi d’entraver la reprise économique dans la zone euro.


L’appréciation du dollar américain, reflet de la bonne santé de l’économie des Etats-Unis, va encourager la consommation intérieure et par conséquent, les exportations vers les Etats-Unis. Cependant, les recettes des multinationales américaines sont affectées négativement par cette musculation du dollar (Lire l'article). Les revenues de leurs filiales à l’étranger baissent quand les devises des pays où elles sont installées baissent.

Les pays émergents ou en voie de développement souffrent également de l’appréciation du dollar. C’est le cas surtout des nations dont la majorité des dettes sont libellées en dollar. Un grand déficit des comptes courants semblent planer sur ces pays. Une plus grande appréciation de la monnaie américaine entraînera l’alourdissement de leur coût de la dette et une fuite de leurs capitaux vers le pays de l’oncle Sam. Le secteur privé n’échappe pas à cette situation. Les entreprises de ces pays doivent avoir suffisamment de revenues en dollar pour pouvoir faire face à leurs dettes libellées dans cette devise. Relever le taux d’intérêt pour arrêter la chute de la monnaie nationale ne semble pas la meilleure mesure à adopter car cela va réduire l’accès à l’emprunt et par conséquent, condamner le secteur privé et les investissements. 

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mardi 24 février 2015

Pétrole : une arme puissante dans la guerre des prix et de parts de marché

Le pétrole, l’or noir, l’élément indispensable à toute industrie, le très précieux liquide qui fait tanguer, positivement ou négativement, la  balance commerciale des pays est le sujet de l’article de cette semaine.

On comprend tous l’importance et l’effet du pétrole sur l’économie mondiale et sur la politique. A part son rôle de carburant pour l’industrie, le pétrole a été utilisé comme une arme pour faire pression sur l’une où l’autre partie pendant les guerres. A titre d’exemple, je cite l’embargo de 1973. Pendant la guerre de Kippour, et pour des raisons politiques, les pays arabes membres de l’OPEP ont lancé un embargo pétrolier contre les pays qui soutenaient Israël. Face à l’intervention américaine dans cette guerre entre les pays arabes et Israël, les principaux producteurs de l’or noir ont décidé d’augmenter le prix du baril de brut, de réduire la production et d’instaurer un embargo sur leurs livraisons de pétrole destinées à certains pays européens et aux Etats-Unis d’Amérique.
Ce petit rappel historique a pour but de nous montrer que lorsqu’il s’agit de pétrole, la situation peut être compliquée et comprend des considération qui ne sont pas toujours d’ordre économique. La politique a aussi son mot à dire.
Actuellement, les prix de pétrole sont en baisse continue. Ils ont atteints des niveaux si bas, qu’il est difficile de croire qu’il s’agit toujours du même carburant qui hante les pays importateurs au moment d’établir leur budget annuel et qui menace les équilibres financiers très fragiles de certains pays non producteurs.
En 2008, le pétrole a connu une augmentation de prix vertigineuse. Inférieurs à 60 dollars le baril de brut les prix ont grimpé en quelques mois et ont même dépassé les 130 dollars pour retomber  par la suite avant de grimper à nouveau. Cette variation à la hausse des prix de pétrole a impacté très négativement l’équilibre budgétaire, la balance commerciale et les réserves en devises des pays importateurs. Beaucoup se sont endettés pour pouvoir s’approvisionner en liquide noir. Industrie et consommation ménagère obligent.
Cependant, depuis 2014, les prix du pétrole sont en chute libre. Ainsi, le prix du baril du brut est descendu en dessous du seuil de 100 dollars et menace de baisser encore plus suite au ralentissement de la croissance de certains pays comme la Chine ou l’Union Européenne et la décision des pays producteurs de ne pas baisser la quantité produite, même si le prix du baril descend pour atteindre 20 dollar. A cela s’ajoute l’appréciation du dollar qui a poussé certains pays à réduire leur approvisionnement en pétrole et à tirer vers le bas la demande pour cette matière.
Cette situation qui fait le bonheur des importateurs et leur permet de reprendre leur souffle, n’a pas le même effet sur les pays exportateurs. Si certains arrivent à encaisser le coup et à tenir face à cette baisse des prix, d’autres le font moins. Et si cette baisse de prix est combinée à des sanctions et à des tensions diplomatiques, comme pour le cas de la Russie, son impact devient plus palpable et plus dangereux pour les équilibres macro-économiques du pays.
Puisqu’il y a certains producteurs dont le budget supporte très mal cette situation, pourquoi ne pas baisser la production pour stabiliser les prix ?
La réponse avancée par plusieurs analystes lie cette guerre des prix à une guerre de parts de marché. Les exportateurs veulent conserver leurs parts de marché devant l’apparition d’un nouvel concurrent qui est le pétrole de schiste exporté par les Etats-Unis et la réapparition de la Libye comme pays exportateur de l’or noir.  Pour le moment, le plus grand perdant de cette guerre sont les Etats-Unis car le coût du pétrole de schiste (aux alentours de 60 dollars) est supérieur à celui des autres exportateurs  et ne peux pas supporter une baisse en dessous de 40-50 dollars.
Pour le moment, personne ne peut prévoir l’évolution des prix du brut. Plusieurs facteurs sont présents pour rendre biaisée toute tentative de prévision. A l’état actuel des choses, et devant des Etats-Unis qui ne comptent pas baisser sa production et une reprise très lente de la croissance mondiale, on peut dire que cette baisse des prix va encore continuer, du moins dans le court terme.

lundi 9 février 2015

HSBC: La filiale suisse de la banque britannique au cœur d'une affaire d'évasion fiscale.

HSBC private Bank, la filiale suisse du deuxième groupe bancaire mondiale est impliquée dans une affaire d'évasion fiscale.
Difficile de passer à côté du sujet, toute la presse mondiale en parle.
Les articles publiés par Le Monde sont à l'origine de l'éclatement de cette affaire et depuis, le sujet a été repris par la presse internationale car plusieurs nationalités sont impliquées. Quant aux profils, ils vont des sportifs aux politiciens et hommes de pouvoir en passant par les médecins, les businessmans et les héritiers de grandes maisons de la haute couture.
Les données publiés par le monde se basent sur des informations qui lui ont été communiquées par un ex-employé de la banque.
En se basant sur les informations communiqués par cet ex-employé de la HSBC suisse, on accuse la banque d'avoir participer à une opération d'évasion fiscale à l'échelle planétaire. Les montants avancés dépassent de loin les 100 milliards d'euros. Cette affaire survient à un moment où plusieurs pays du monde font appel à la coopération inter-bancaire, à l'échelle planétaire, afin de faire face à l'évasion fiscale.  
De plus de l'évasion fiscale, cette affaire nous pousse à nous poser des questions sur la protection des nos données bancaires et sur la fiabilité des systèmes financiers quant à la protection des comptes de leurs clients et leur identité. 
les profils des clients de HSBC sont de gros calibres et pourtant, leurs données ont été divulguées et dévoilées au grand public. Qu'est ce qu'il en est alors de nos informations, nous, simple citoyens? Devons nous craindre pour la sécurité de nos comptes bancaires et de leur contenu? Toutes ces questions me font froid dans le dos.
 Mon article ne fait que présenter cette nouvelle qui est à la une de plusieurs journaux. Je n'émet aucun jugement car c'est difficile d'accuser toutes ces personnes d'évasion fiscale alors qu'aucune enquête officielle n'a prouvé leur culpabilité. Peut être aussi que plusieurs d'entre elles avaient les autorisations nécessaires pour ouvrir ce genre de compte ou qu'elles ont procédés à la régulation de leur situation auprès des services de fiscs de leurs pays.
Une chose est sûr, tout le monde est aux aguets pour connaître la fin de cette histoire très critique par sa taille et par les profils qu'elle implique.

vendredi 6 février 2015

La technologie implantée sous la peau des salariés : ces petites puces qui s’invitent chez nous

Décidément, j’ai un faible pour les nouvelles en relations avec la technologie. Après mon article sur les accessoires des smartphones et leur rôle de laboratoire ambulant pour dépistage de la syphilis et du sida (voir " Quand les smartphones se transforment en laboratoires ambulants" Lire l'article ), aujourd’hui j’aimerai vous parler des puces qu’on implante sous la peau des salariés de certaines entreprises.


Non on n’est pas dans un film futuriste. On est dans la vie normale où une entreprise d’immeubles de bureaux high-tech veut implanter des puces dans la main de ses employés afin de remplacer le très traditionnel badge d’entrée. Ainsi pour une pénétrer dans les locaux de l’entreprise ou utiliser certains de ses services, il suffit de présenter sa main où une puce de la taille d’un grain de riz est implantée.
En bon dirigent, le président du groupe a été le premier à se faire implanter le « nouveau badge ». Donner l’exemple est beaucoup plus efficace pour convaincre. Beaucoup plus que les paroles.
L’entreprise affirme que son objectif n’est pas de ficher ses salariés mais de leur faciliter la vie à l’intérieur de l’entreprise grâce à la petite puce. L’article ne dit rien sur le taux d’adhésion des employés à l’idée, mais personnellement, je n’aurais pas aimé qu’on m’implante quelque chose sous la peau pour pouvoir ouvrir la porte d’entrée ou utiliser l’ascenseur. (Le Figaro. Fr)
L’idée  que j’ai de la technologie est de pouvoir utiliser des machines et des gadgets super performants afin de nous faciliter la vie de tous les jours et nous permettre d’économiser le temps et l’énergie qui pourraient être utilisés ailleurs. Avoir une puce implantée sous ma peau n’a, à mon avis, aucune valeur ajoutée par apport aux anciens badges. Même le risque d’oublier son badge ne constitue pas à mes yeux une raison valable pour qu’on m’implante quelque chose sous la peau. Ces puces peuvent mêmes avoir des effets secondaires sur la santé des employés. Qui sait ?
Ce genre d’innovation va permettre à ses inventeurs de réaliser un bon chiffre d’affaires, surtout si les clients sont de grandes boites, adeptes des nouvelles technologies.
J’aime la technologie certes, mais je ne veux pas que mon quotidien se transforme en un film de science-fiction avec des puces implantées partout.
Bref… je souhaite une bonne chance à cette entreprise pour convaincre ses employés. J’espère qu’on aura des nouvelles sur le degré de leur implication dans ce changement technologique. En même temps je me demande « what is next » ? Des comprimés magiques pour remplacer la nourriture ? La téléportations ? Et a quel prix ?
Décidément, La technologie aura plus d’un tour dans son sac, surtout si l’imagination et la créativité peuvent ne pas avoir de limites surtout si cela pourra permettre de réaliser un bon chiffre d’affaires.

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mardi 27 janvier 2015

L’industrie de l’armement ou quand le malheur de certains fait le bonheur des autres

En pleine promotion pour son film Taken 3, Liam Neeson n’a pas hésité à critiquer la loi régissant la possession et l’utilisation des armes aux Etats-Unis d’Amérique. Les propos de l’ex-agent spécial Brian Mills (personnage incarné par Neeson dans la trilogie Taken) concernant le port d’armes aux Etats-Unis d’Amérique, lui ont valu le boycott du fournisseur officiel des armes utilisées par les acteurs de la trilogie et m’ont poussé à me demander : et pourquoi pas un article sur l’industrie de l’armement ?
Beaucoup d’entre vous n’allez peut-être pas comprendre en quoi le port légal d’armes peut s’avérer dangereux. Vous vous diraient que c’est bien d’avoir de quoi se protéger en cas d’agression et que ne nous risquons rien si l’arme est tenue dans un lieu sûr et n’est utilisée que pour la légitime défense. Pour toutes les personnes qui doutent encore du danger des armes à feu, laissez-moi alors vous présentez quelques faits divers :
·         Colorado, Etats-Unis d’Amérique : le 20 avril 1999, deux lyciens ont assassiné douze étudiants et un professeur et ont fait vingt-sept blessés avant de se suicider en fin de journée. Les deux étudiants ont perpétré ce massacre dans le moindre de ses détails et ont réussi à faire entrer le lycée Columbine dans l’histoire des tueries les plus traumatisantes aux Etats-Unis d’Amérique (Euronews, le 20 avril 2014).
·         Kentucky, Etats-Unis d’Amérique : en mai 2013, une petite fille de deux ans a été tuée par son frère de 5 ans, avec SON fusil que ses parents lui ont offert pour son anniversaire (Euronews, le 2 mai 2013).
·         Arizona, Etats-Unis d’Amérique : en août 2014, une fillette de 9 ans a tué par accident son professeur de tir après avoir perdu le contrôle de son pistolet mitrailleur Uzi (Libération.fr, le 27 août 2014).
·         Idaho, Etats-Unis d’Amérique : en décembre 2014, un bébé de deux ans a tué, par accident, sa mère avec son pistolet alors qu’ils faisaient les courses dans un magasin. Le petit garçon a pris l’arme qui se trouvait dans le sac de sa mère, à son insu, et le coup est parti alors qu’il jouait avec. Le drame a causé la mort de la jeune mère de 29 qui a reçu la balle en pleine tête, mais son impact psychique est à long terme. L’enfant grandira orphelin et personne ne pourra prévoir les conséquences psychiques de ce qui vient d’arriver, lorsque l’enfant grandira et saura dans quelles circonstances sa maman est morte (Libération.fr, le 31 décembre 2014).
·         Chaque jour et pendant toute l’année en Afrique, des enfants qui ont troqués les stylos contre des mitraillettes, participent à des guerres et s’entretuent alors qu’ils sont censés être sur les bancs de l’école.
·         Partout dans le monde, chaque année, des innocents rendent l’âme, massacrés par des gangs, des terroristes ou des groupes en conflits.
Les exemples précédents, la tuerie de l’école de Newton, la fusillade de la cafétéria Luby’s, le massacre des universités de Virginia Tech et de Texas et beaucoup d’autres actes de violence auraient pu être évités si les réglementations sur les armes de feu était plus sévères et si les entreprises d’armement étaient moins cupides.
Dans son second mandat, le président Barack Obama s’est engagé pour mener une réforme de la loi relative aux armes de feu. Cependant, tout le dévouement du président pour cette cause n’a pas pu convaincre le Sénat pour voter la réforme et sauver la vie de dizaines d’innocents.
Devant tant de sang versés, de vies perdues et un Sénat qui refuse de durcir les conditions de port d’armes, nous ne pouvons que poser une question légitime : Pourquoi ?
La réponse est simple et les armes doivent leur survie et leur pérennité à un lobby qui sait mener et gagner ses batailles. L’enjeu est très grand et même la vie de ses citoyens et celles d’êtres humains dans le monde entier ne peuvent compter devant l’appât du gain. Cette réalité est dure à accepter mais en examinant le chiffre d’affaires des entreprises spécialisées dans la production d’armes, on comprendra mieux pourquoi certains veulent que les citoyens américains aient le droit de posséder des armes et pourquoi les guerres doivent être déclarées.  Des centaines de milliards de dollars sont en jeu et des entreprises de toutes nationalités sont concernées.
Plus grave encore, certaines entreprises n’hésitent pas à promouvoir des armes auprès des enfants. Certaines se sont même spécialisées dans ce segment, allant jusqu’à produire des fusils roses pour séduire leurs petites clientes.
Partout dans le monde, des conflits éclatent, des guerres se déclarent et des actes de violences se multiplient. Dans la façade, des groupes aveuglés par la haine s’entretuent. Dans les coulisses, des entreprises désireuses d’augmenter leur chiffre d’affaires tirent les ficelles.
Je ne suis pas contre la fabrication d’armes car il faut se protéger. Nous vivons sur terre et non au paradis. Tout le monde n’est pas de bonne foi et parfois il faut avoir de quoi tenir l’ennemi à distance. Cependant, quand l’industrie de l’armement se transforme en des lobbys qui œuvrent dans les coulisses afin de déclarer et prolonger des guerres, quand on est capable de sacrifier ses citoyens pour des dollars , quand on est prêt à voler à des enfants leur innocence en les transformant en soldats, il ne nous reste, nous citoyens du monde que notre indignation tout en adressant au ciel une prière du fond du cœur pour que ces industriels et leurs alliés ouvrent les yeux et pensent à leurs semblables au lieu de penser au meilleurs moyens de mieux garnir leurs comptes bancaires à plusieurs zéros.