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jeudi 9 avril 2015

France : des recommandations pour relancer l’économie



Les prévisions de croissance pour la France sont optimiste (Le gouvernement français prévoit un taux de 1% et l’OCDE 1,1%). 


La France souffre de plusieurs problèmes qui fragilisent son économie: hausse du taux de chômage, fragilité des finances publiques, les niveaux importants de  déficit d’endettements.
Afin de relancer sa croissance économique, des études économiques donnent les recommandations suivantes à la France :
La favorisation de la concurrence : ceci peut être réalisé grâce à la libéralisation des professions réglementées, la suppression des tarifs réglementés dans les secteurs concurrentiels, l’abandon des pratiques de numerus clausus, la révision par une organisation indépendante des réglementations qui s’appliquent aux entreprises, etc.
La réforme du marché de travail : cette mesure figure parmi les dispositions urgentes à entreprendre. La France doit revoir la réglementation des contrats CDI (contrat à durée indéterminé), la simplification des procédures de licenciement, la baisse du coût du travail, etc.
La réduction des dépenses publiques : ces dépenses dépassent 50% du PIB. Le gouvernement doit rationaliser et contrôler les dépenses surtout celles liées au volet social : santé, retraite, etc.
L’amélioration de la formation professionnelle 
Comme réponse à ces recommandations, le président français a annoncé une série de mesures visant à favoriser l’investissement du secteur privé. Il s’agit surtout de dispositions fiscales et de la facilitation de l’obtention de financement pour les entreprises qui désirent investir.

mardi 17 mars 2015

Euro et dollar : une parité dans l’horizon et un impact sur beaucoup d’économies émergentes.

Si sa tendance baissière qui a commencé cette année continue, à partir du septembre 2015, l’euro vaudra un dollar au change.
Les spécialistes ont essayé d’envisager les différents scénarios possibles. Certains d’entre eux affirment que cette dépréciation pourra aller au-delà de deux ans. Non seulement il y aura une parité des deux devises mais l’euro vaudra moins que le dollar.



Actuellement, l’euro semble stable par rapport au dollar. Cependant, il est prévu qu’il continue sa chute à cause, entre autre, du plan de rachats d’actifs lancé par le BCE en mars 2015. En effet, la BCE compte faire des rachats mensuels d’actifs, dont la valeur est de 60 milliards d’euros.  Cette injection de liquidité a eu pour effet d’entraîner la dépréciation de l’euro.  
Les spécialistes voient qu’un euro égal au dollar est acceptable. Cependant, cette parité doit être maintenue afin de ne pas affecter les importations des produits énergétiques ou encore des produits de consommations qui risquent de voir leur prix augmentés à des niveaux vertigineux. La dépréciation de l’euro risque aussi d’entraver la reprise économique dans la zone euro.


L’appréciation du dollar américain, reflet de la bonne santé de l’économie des Etats-Unis, va encourager la consommation intérieure et par conséquent, les exportations vers les Etats-Unis. Cependant, les recettes des multinationales américaines sont affectées négativement par cette musculation du dollar (Lire l'article). Les revenues de leurs filiales à l’étranger baissent quand les devises des pays où elles sont installées baissent.

Les pays émergents ou en voie de développement souffrent également de l’appréciation du dollar. C’est le cas surtout des nations dont la majorité des dettes sont libellées en dollar. Un grand déficit des comptes courants semblent planer sur ces pays. Une plus grande appréciation de la monnaie américaine entraînera l’alourdissement de leur coût de la dette et une fuite de leurs capitaux vers le pays de l’oncle Sam. Le secteur privé n’échappe pas à cette situation. Les entreprises de ces pays doivent avoir suffisamment de revenues en dollar pour pouvoir faire face à leurs dettes libellées dans cette devise. Relever le taux d’intérêt pour arrêter la chute de la monnaie nationale ne semble pas la meilleure mesure à adopter car cela va réduire l’accès à l’emprunt et par conséquent, condamner le secteur privé et les investissements. 

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dimanche 15 mars 2015

La présence des institutions financières anglaises à l’international va-t-elle continuer malgré les pertes ?



Très impliquées dans le processus de globalisation, les banques internationales anglaises semblent souffrir de leur présence à l’étranger. 


Touchées par la crise financière qui n’a épargné presque personne, les banques britanniques ont commencé à reprendre leur souffle avec la reprise de la croissance économique et de l’économie mondiale. Cependant, leur joie a été de courte durée et certaines de ces institutions financières ont déclarées des pertes importantes dans leur profit pour l’année 2014. Ainsi, Barclays a affirmé que son profit pour l’année 2014 a diminué de 17% alors que RBS a publié des pertes qui dépasse les cinq milliards de dollar.  
Les opérations d’investissement à l’international semblent être le secteur qui réalise le plus de perte et par conséquent, influence les résultats de leurs banques mères. Il ne sera pas étonnant que les grandes banques internationales anglaises revoient leur présence dans le segment investissement à l’étranger. Une opération de restructuration est très probable afin de redresser la situation.
Cette situation de crise des opérations d’investissement à l’internationale touche également des banques appartenant à d’autres nationalités. Des institutions financières allemandes ou encore américaines semblent vouloir se reconcentrer sur leur opérations à l’échelle nationale. Cependant, d’autres pays, surtout asiatiques,ne souffre pas à cause de leur présence à l’étranger et sont en pleine expansion à l’internationale. Les banques chinoises et japonaises vont-elles remplacer leurs concurrents européens et américains et réussir là où les autres ont échoué ?

mardi 10 février 2015

L’Allemagne et son excédent de commerce extérieur : une très bonne performance dans une zone en crise

En 2014, le commerce extérieur allemand a réalisé un bon excédent. Il a même dépassé les 200 millions d’euros alors que la zone euro galère pour reprendre son souffle et sa croissance.
La baisse des prix du pétrole a sûrement contribué à l’amélioration de la balance commerciale du pays d’Angela Merkel ; cependant, ce n’est pas la seule raison. En effet, cette super-performance allemande est due à la progression de ses exportations beaucoup plus que ses importations. Même ses exportations vers les pays de la zone euro ont augmenté et ce malgré, je le redis encore une fois, la crise économique que connait la région et les difficultés qu’elle a pour reprendre sa croissance.


Le commerce extérieur allemand n’est pas le seul à progresser. Pour l’année 2014, le PIB a augmenté de plus de 1%, portant ainsi les prévisions de croissance pour l’année 2015 à 1.5%.
Grâce à cette situation économique fleurissante, de nombreux emplois seront crées et le taux de chômage sera ainsi baissé.
Le ministre de l’économie a devancé toutes les critiques éventuelles concernant la faible consommation des ménages allemands en soulignant que c’est la demande interne qui sera la locomotive de la croissance allemande. Plusieurs facteurs viennent appuyer ces déclarations : la baisse des prix de pétrole, la mise en place d’un salaire minimum qui va entrer en vigueur au début de l’année 2015, l’augmentation des pensions de retraites, etc.
L’économie allemande se porte bien. Rien d’étonnant quand il s’agit de ce pays. Les échanges internationaux du pays sont en excellente forme peut être parce que le pays sait négocier et conclure ses accords commerciaux. Ils le sont aussi parce que le pays, à mon avis, a su construire une image d’un pays offrant des produits d’excellente qualité. Avec le temps, et dans l’esprit des consommateurs à travers le monde, les produits allemands sont devenus synonymes de qualité et de robustesse.
L’Allemagne a su véhiculer son image de pays ultra performant grâce au sport aussi. L’histoire du football prouve de quoi la Mannschaft  peut-être capable. Leur discipline et leur efficacité sur le terrain ont toujours fascinées les amateurs du ballon rond.
Les analystes économiques peuvent passer des siècles à analyser pourquoi la santé de l’économie allemande est bonne. Ils peuvent nous sortir des chiffres et des statistiques. Mais moi, je vois que la principale raison derrière la performance allemande plus simple que tout cela. La performance de l’Allemagne est due avant tout au sérieux de son peuple qui a su se reconstruire après son effondrement pendant et après la deuxième guerre mondiale. C’est un pays qui est passé par plusieurs crises mais qui a toujours fini par se relever. Ces dirigeants et responsables ont toujours pensé aux intérêts du pays au lieu de penser à leurs intérêts personnels. Ils n’ont pas hésité à faire des changements et des réformes lorsqu’il était nécessaire, même si cela leur a valu une perte de notoriété et de popularité. Car parfois, le peuple ne voit que le court terme et refuse des changement, douloureux certes, mais nécessaires. Ces hommes et ses femmes qui sont au pouvoir, ont réussi à associé le mot allemand à la qualité, le sérieux et surtout au patriotisme.
Les causes des excédents de l’économie allemande sont le fruit de longues années de durs labeurs. C’est un très bon exemple à suivre par tous les pays qui veulent faire du benchmarking afin de développer leur économie. C’est aussi une bonne leçon de patriotisme dont certains en ont vraiment besoin. Je parle de toute personne qui met ses propres intérêts avant ceux de son pays et puis elle attend le miracle du développement économique et social.
Pour avancer il faut bouger, mais surtout se donner à fond. Intégrité, sérieux et efforts continues sont la voie pour tout développement que ça soit économique, social ou personnel.
Toutes mes félicitations, Allemagne, pour ces très bons résultats économiques. Ils sont bien mérités.

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lundi 9 février 2015

HSBC: La filiale suisse de la banque britannique au cœur d'une affaire d'évasion fiscale.

HSBC private Bank, la filiale suisse du deuxième groupe bancaire mondiale est impliquée dans une affaire d'évasion fiscale.
Difficile de passer à côté du sujet, toute la presse mondiale en parle.
Les articles publiés par Le Monde sont à l'origine de l'éclatement de cette affaire et depuis, le sujet a été repris par la presse internationale car plusieurs nationalités sont impliquées. Quant aux profils, ils vont des sportifs aux politiciens et hommes de pouvoir en passant par les médecins, les businessmans et les héritiers de grandes maisons de la haute couture.
Les données publiés par le monde se basent sur des informations qui lui ont été communiquées par un ex-employé de la banque.
En se basant sur les informations communiqués par cet ex-employé de la HSBC suisse, on accuse la banque d'avoir participer à une opération d'évasion fiscale à l'échelle planétaire. Les montants avancés dépassent de loin les 100 milliards d'euros. Cette affaire survient à un moment où plusieurs pays du monde font appel à la coopération inter-bancaire, à l'échelle planétaire, afin de faire face à l'évasion fiscale.  
De plus de l'évasion fiscale, cette affaire nous pousse à nous poser des questions sur la protection des nos données bancaires et sur la fiabilité des systèmes financiers quant à la protection des comptes de leurs clients et leur identité. 
les profils des clients de HSBC sont de gros calibres et pourtant, leurs données ont été divulguées et dévoilées au grand public. Qu'est ce qu'il en est alors de nos informations, nous, simple citoyens? Devons nous craindre pour la sécurité de nos comptes bancaires et de leur contenu? Toutes ces questions me font froid dans le dos.
 Mon article ne fait que présenter cette nouvelle qui est à la une de plusieurs journaux. Je n'émet aucun jugement car c'est difficile d'accuser toutes ces personnes d'évasion fiscale alors qu'aucune enquête officielle n'a prouvé leur culpabilité. Peut être aussi que plusieurs d'entre elles avaient les autorisations nécessaires pour ouvrir ce genre de compte ou qu'elles ont procédés à la régulation de leur situation auprès des services de fiscs de leurs pays.
Une chose est sûr, tout le monde est aux aguets pour connaître la fin de cette histoire très critique par sa taille et par les profils qu'elle implique.

vendredi 30 janvier 2015

La loi Macron: Adieu le secret des affaires

C'est une grande victoire de la liberté d'expression en France et du droit des citoyens d'avoir accès à l'information.
Les amendements relatifs au secret des affaires de la loi Macron que Le Salon des Informations a présenté dans son article du jeudi 29 janvier "La loi Macron: Quand les intérêts des entreprises passent avant les intérêts des citoyens", ne font plus partie du projet de loi depuis la soirée du jeudi 29 janvier.
Le président François Hollande a répondu positivement aux demandes de retirer cette partie du projet de loi qui constitue une entrave au bon déroulement du travail des journalistes et une menace pour le droit d'information dont chaque citoyen français doit jouir.
Ainsi, à mon avis, le plus gagnant du retrait du secret des affaires n'est pas le journaliste mais le citoyen. Comme je l'ai déjà expliqué dans mon article précédent, il y a certaines entreprises qui n'hésitent devant rien pour augmenter leurs profits ou protéger leurs affaires. De ce fait, quand l'ambition n'a pas de limite et quand la cupidité fait taire le bon sens, le citoyen a besoin d'une troisième partie pour le protéger et aider à déjouer les complots que certains dirigeants sans scrupules mijotent afin d'augmenter leur chiffre d'affaires.
Le client est roi. Ceci, on nous l'a toujours répété dans nos classes de marketing. Si les entreprises respectent les "droits" de leurs clients et cherchent à établir des relations win-win, elles n'ont rien à craindre, secrets des affaires ou pas. Par contre, celles qui ne voient que leurs propres intérêts doivent refaire leur calculs. Les journalistes sont aux aguets et rien ne peut rester caché à l'infini.

jeudi 29 janvier 2015

La loi Macron : Quand les intérêts des entreprises passent avant les intérêts du citoyen

C’est un choc pour les journalistes, et pas des moindres. Sous prétexte de protéger les entreprises de l’espionnage industriel, le projet de loi a réservé un de ses amendements à la « protection » des entreprises qui pourraient  contester les informations publiées dans la presse, en utilisant ce que le projet de loi qualifie comme « secret des affaires ».
Plus grave encore, l'ambiguïté de la loi quant à définir ce qui relève du « secret des affaires » donnera libre voie aux entreprises pour déterminer  ce qu’elles considèrent comme faisant partie de ce secret, empêchant ainsi de tenir les citoyens informés sur des affaires qui touchent différents aspects de leur quotidien et de leur avenir.
Si ce projet de loi est adopté, le travail des journalistes sera entravé. La liberté de presse ne sera plus qu'un souvenir. Sous le risque de peines d’emprisonnement et de lourdes amendes pour les journalistes qui violent le secret des affaires, les entreprises pourraient faire la pluie et le beau temps. Plus rien ne les menacerait et le citoyen ne saura plus rien de leur manigances. Adieu les temps où les scandales éclatés et où les enquêtes des journalistes permettaient de dévoiler la vérité de certaines firmes.
Avant de valider ce projet de loi, il faut se rappeler que certaines entreprises placent leurs propres intérêts avant toute autre considération. Il suffit de revoir l’histoire du monde des affaires pour trouver des dizaines d'exemples d’entreprises qui n’ont pas hésité de recourir à des moyens frauduleux et non respectueux de l’éthique afin de s’enrichir ou de protéger leurs intérêts.
Les journalistes sont les alliés du citoyen. J’espère qu’aucune loi ne viendra mettre fin à cette alliance. Même pas la loi Macron.