Les prévisions de croissance pour l’année 2015 sont très optimistes pour le
Maroc. La loi de finance 2015 table sur un taux de 4,4%.
En 2014, le Maroc a affiché un taux de croissance très modeste : 2,4%
du PIB. Cependant, des signaux intérieurs et extérieurs laissent prévoir des
résultats positifs pour l’année en cours.
Sur le plan extérieur, le Maroc profite pleinement de la baisse du prix du
baril de pétrole. Cela va lui permettre de réduire la facture des hydrocarbures
et certaines industries peuvent même augmenter la valeur ajoutée de leurs
produits.
Un autre signe extérieur positif, la reprise économique des partenaires
stratégiques du Maroc (Espagne, France…). Si cette reprise se confirme, il y
aura une hausse de la demande étrangère adressée au Maroc. La balance
commerciale du pays sera soulagée et les entreprises marocaines pourraient
diminuer l’effet des importations qui se vendent au Maroc à des prix très
compétitifs.
Sur le plan intérieur, tout laisse prévoir une bonne compagne agricole. De plus,
la majorité des secteurs de l’économie sont en progression depuis le deuxième
semestre de l’année 2014.
Les nouveaux métiers du Maroc comme l’automobile, l’électronique et l’aéronautique
ont permis de porter les exportations marocaines à la hausse, participant ainsi
à l’amélioration du taux de couverture des importations par les exportations.
Le Maroc a aussi travaillé sur le rétablissement de ses équilibres
macro-économiques. Ainsi, le déficit budgétaire est passé de 7% du PIB en 2012
à 4.9% en 2014. Le déficit du compte courant est passé de -9,7% en 2012 à -5.8%
en 2014. Cette amélioration du déficit du compte courant est due surtout à la
réduction du déficit commercial, la croissance des transferts des MRE qui
continuent à être une source importante de devises et la hausse des IDE.
Cependant, malgré ces performances positives, l’économie marocaine n’arrive
pas encore à réaliser une croissance suffisante pour absorber toutes les
demandes d’emploi, en augmentation chaque année. Ainsi, en 2014, le taux de
chômage a atteint 9,9% contre 8,9% en 2011. Le Maroc doit aussi accélérer la
mise en place des différentes stratégies sectorielles qu’il a lancées et
poursuivre les réformes de la compensation, des régimes de la retraite et de la
justice. Des décisions douloureuses certes, mais qui restent nécessaires pour
pouvoir faire partie des économies émergentes. Ces réformes et ses stratégies
feront l’objet de prochains articles pour donner plus de détails sur les
mesures entreprises par le Maroc pour booster son économie et sa croissance.
Lire aussi:
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je suis tt a fait d'accord !
RépondreSupprimerJ'espère qu'il n'y aura pas de mauvaises surprises et que les prévisions deviennent réalité
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