mardi 10 mars 2015

Maroc 2015 : Toutes les données sont en faveur d’une meilleure croissance économique.

Les prévisions de croissance pour l’année 2015 sont très optimistes pour le Maroc. La loi de finance 2015 table sur un taux de 4,4%.



En 2014, le Maroc a affiché un taux de croissance très modeste : 2,4% du PIB. Cependant, des signaux  intérieurs et extérieurs laissent prévoir des résultats positifs pour l’année en cours.
Sur le plan extérieur, le Maroc profite pleinement de la baisse du prix du baril de pétrole. Cela va lui permettre de réduire la facture des hydrocarbures et certaines industries peuvent même augmenter la valeur ajoutée de leurs produits.
Un autre signe extérieur positif, la reprise économique des partenaires stratégiques du Maroc (Espagne, France…). Si cette reprise se confirme, il y aura une hausse de la demande étrangère adressée au Maroc. La balance commerciale du pays sera soulagée et les entreprises marocaines pourraient diminuer l’effet des importations qui se vendent au Maroc à des prix très compétitifs.
Sur le plan intérieur, tout laisse prévoir une bonne compagne agricole. De plus, la majorité des secteurs de l’économie sont en progression depuis le deuxième semestre de l’année 2014.
Les nouveaux métiers du Maroc comme l’automobile, l’électronique et l’aéronautique ont permis de porter les exportations marocaines à la hausse, participant ainsi à l’amélioration du taux de couverture des importations par les exportations.
Le Maroc a aussi travaillé sur le rétablissement de ses équilibres macro-économiques. Ainsi, le déficit budgétaire est passé de 7% du PIB en 2012 à 4.9% en 2014. Le déficit du compte courant est passé de -9,7% en 2012 à -5.8% en 2014. Cette amélioration du déficit du compte courant est due surtout à la réduction du déficit commercial, la croissance des transferts des MRE qui continuent à être une source importante de devises et la hausse des IDE.
Cependant, malgré ces performances positives, l’économie marocaine n’arrive pas encore à réaliser une croissance suffisante pour absorber toutes les demandes d’emploi, en augmentation chaque année. Ainsi, en 2014, le taux de chômage a atteint 9,9% contre 8,9% en 2011. Le Maroc doit aussi accélérer la mise en place des différentes stratégies sectorielles qu’il a lancées et poursuivre les réformes de la compensation, des régimes de la retraite et de la justice. Des décisions douloureuses certes, mais qui restent nécessaires pour pouvoir faire partie des économies émergentes. Ces réformes et ses stratégies feront l’objet de prochains articles pour donner plus de détails sur les mesures entreprises par le Maroc pour booster son économie et sa croissance.

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2 commentaires:

  1. J'espère qu'il n'y aura pas de mauvaises surprises et que les prévisions deviennent réalité

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